
Dimanche 13 septembre, les vestiaires du stade de Saint-Pée ont été inaugurés après leur rénovation.
Quasiment centenaires, ils ont vu passer des générations d’écoliers, de sportifs et de rugbymen. Une photographie datant de 1933, retrouvée récemment, témoigne de leur histoire et de leur présence déjà bien ancrée dans la vie sportive oloronaise.
La Maire Marie-Lyse Bistué en a rappelé quelques temps forts : « Les anciens du club disent que ces vestiaires ne sont pas seulement historiques, ils sont mythiques ! Il se dit que quand les joueurs sortaient de là, en face, ils avaient peur ! Ils s’y retrouvaient après les victoires, après les défaites aussi… »
Pour cette rénovation, plusieurs interventions ont été réalisées : reprise de l’étanchéité de la toiture, reprise des peintures et des menuiseries intérieures, réfection des peintures extérieures, remise en conformité des installations électriques, réparation des douches, et installation d’un système de ventilation adapté. Ces travaux ont été effectués par des entreprises, pour un montant de 43 000 €, et par les agents communaux. Une attention particulière a été portée à la conservation de l’identité architecturale du bâtiment, notamment de son fronton d’apparence Art déco.
Jean Contou-Carrère, adjoint au patrimoine communal et aux espaces publics, a rappelé combien l’équipe municipale « aime le sport » en évoquant les travaux récents, en cours ou à venir, comme les terrains synthétiques du foot ou les pistes d’athlétisme.
Principal utilisateur des lieux, le FCO Rugby, club fondé en 1903, est particulièrement attaché à ces vestiaires. Cette rénovation s’inscrit également dans la démarche RSE du club, fondée notamment sur la transmission des valeurs, le développement sportif, le lien, le rayonnement du territoire et la santé et le bien-être.
Jean-Marc Sallaberry, l’un des co-présidents du FCO rugby, a expliqué que ces vestiaires sont « comme le maillot : ça se gagne ! » « Ils appartiennent au patrimoine et c’était important pour nous de les retrouver. Il n’y avait pas toujours de l’eau chaude, mais on y a passé tellement de bon temps. On y restait si longtemps à chanter que parfois il n’y avait plus d’eau du tout ! »
A l’occasion de cette inauguration, les anciens joueurs, que le club appelle ses « totems », ont été invités à poser pour une photo « à l’ancienne », en écho à celle de 1933. « Il est important que les jeunes joueurs sachent quels grands joueurs les ont précédé ». Un joli clin d’œil à près d’un siècle de rugby à la Mielle !


